/ Bon à savoir : C’était un vendredi, je le sais parce que le vendredi je fini plus tôt. C’était un vendredi et en rentrant chez moi, j’ai vu passé au détour d’une page Facebook, qu’un certain Bloodborne était disponible, dans un certain magasin d’un certain quartier de Paris. Je fonce donc acquérir la chose, sauf que, pas de bol, le dit magasin n’en avait déjà plus… après avoir erré dans tous les magasins à la recherche du précieux introuvable et ne voulant pas repartir les mains vides de cette expédition, je me tourne vers Revelations 2, sauf que enfer et damnation, 50€ le jeu en version boîte ! « Pute de Capcom » me dis-je alors ! Il me semble bien avoir vu le jeu à 25 € (soit deux fois moins cher) sur le PS Store ! Voilà comment Resident Evil Revelations 2 est arrivé dans ma PS4. /

Avant de commencer : j’ai beaucoup aimé le premier Resident Evil Revelations sur 3DS. Environnement clos, aller-retour entre les zones, Jill Valentine… et plein de petites trouvailles de gameplay vraiment sympathiques et bien pensées (comme la recherche d’objets ou l’analyse des monstres). En définitive, ce premier épisode signait un petit retour aux sources fort agréable. Le deuxième épisode, s’oriente un peu plus vers de l’action, un choix en partie dû (je pense) à son format (le jeu est découpé en épisodes façon Telltale), qui l’oblige à accélérer le scénario et à le dynamiser pour que les joueurs restent en alerte en permanence. Le résultat est plutôt réussi puisque le jeu ne vous laisse que de rares moments de répits pour souffler.


Resident Evil Revelations 2 : J’aime

Le scénario. Lors d’une fiesta de la haute société… enfin c’est plutôt un pot de boulot, mais bon, c’est une fête quoi… ne voilà t’il pas que débarque par les fenêtres une unité d’assaut, histoire de vous enlever à tout ce beau monde… Vous, vous réveillerez dans une prison des plus sinistres et il vous faudra jouer du couteau et de la gâchette pour vous en échapper. Vous, c’est Claire Redfield (la sœur de Chris) qui fait son grand retour dans la saga (on ne l’avais plus vu depuis code Veronica) et Moira Burton, la fille de Barry Burton (lui dont on n’avait plus jamais entendu parlé depuis son cameo dans Resident Evil 3). Comme pour le premier épisode, l’aventure vous propose d’être vécu sous deux angles différents à travers deux groupes de protagonistes. Le deuxième groupe signe donc le retour de Barry (#TrueStory) et d’une petite fille répondant au doux nom de Nathalia.

L’ambiance générale qui se dégage de cet épisode est assez oppressante. Dans, les premières parties, on se retrouve très vite à tourner en rond pour résoudre une énigme, à manquer de munitions au plus mauvais moment, ou encore encerclé par une horde d’ennemis voir pire toutes ces choses en même temps. Des situations qui vous maintiennent dans un petit état de stress et c’est bien ce qu’on recherche quand on joue à un survival horror.

Le jeu offre une bonne rejouabilité. Trois niveaux de difficulté et un quatrième à débloquer. Chaque niveau vous propose une dizaine de défis à relever pour maximiser vos points. Points nécessaire pour déverrouiller des bonus sympathiques comme de nouvelles armes, de nouveaux costumes, de nouveaux modes jeux ou de nouvelles compétences qui vous aiderons à avancer dans les niveaux de difficultés les plus élevés. On trouve également un mode commando qui vous propulsera dans de « nouveaux  » décors (je n’ai pas passé beaucoup de temps sur ce mode, mais on retrouve les décors de Resident Evil 6) avec des objectifs a atteindre pour terminer chaque mission.  Plusieurs personnages sont jouables, on débloque de nouvelles armes et des compétences au fur et à mesure que l’on prend de l’expérience.

Claire : « Bon chance ! »

Resident Evil Revelations 2 : J’aime moins

La réalisation laisse un peu à désirer. Ça manque cruellement de jeu de lumière, c’est assez terne, ce n’est clairement pas d’un niveau PS4. Resident Evil 6 me parait encore au dessus… alors que le jeu est sorti deux ans plutôt sur PS3.

Le roaster… Parce qu’il y a déjà assez de personnages dans cette série pour en plus en rajouter de nouveaux. Commençons par Barry Burton (membre du BSAA, histoire de pas faire comme ses copains Chris et Jill #OhWait). D’où sort-il. Le type ça fait cinq épisodes qu’on entend plus parler de lui et boom il réapparaît comme par magie pour le fan-service, parce que les autres protagonistes sont en vadrouille en Chine ou je ne sais où. Surtout que nous n’avons aucun background du personnage. Qu’est ce qu’il à fait pendant tout ce temps, pourquoi il à rejoint le BSAA… pas une seule information. Ensuite, ça fille… quand on y réfléchie elle est juste là pour justifier la présence de son père. Du coup, l’intérêt des deux personnages devient très vite limité…

Le bestiaire… est extrêmement limité… on croise les mêmes monstres du début à la fin… De plus, on croise des monstres avec Barry, qu’on ne croise pas avec Claire ? Pourquoi ? Y aurait-il un nouveau virus qui c’est propagé entre les deux scénarios ? Non. C’est seulement que, Claire est « incapable » de combattre certaines bestioles puisqu’il faudra user des talents de Nathalia (le binôme de Barry). Du coup, bah ils sont pas là point barre.

Si au début, le scénario est assez bien ficelé avec de jolis cliffhanger à chaque fin d’épisodes, il s’essouffle malheureusement assez rapidement et on voit venir les rebondissements à des kilomètres… De plus, le scénario de Barry ne réserve que très peu de surprises puisque l’on en apprend toujours « trop » avec le scénario de Claire. Deux fins sont possibles (une bonne et une mauvaise) mais aucune des deux ne m’a vraiment convaincu… Le véritable problème étant que le scénario s’intègre difficilement dans la Timeline de Resident Evil… Tout ce qu’on sait, c’est que chronologiquement il se passe soit avant, soit pendant les événements de Resident Evil 6. Ou alors, il faut espérer que les événements des Resident Evil Revelations aient des répercutions sur un futur Resident Evil 7.

T’aurais du lui mettre une balle dans la tête Barry !

Resident Evil Revelations 2 : Je n’aime pas

Il n’y a aucun lien ou presque avec le premier épisode. J’avoue que j’ai un doute sur le fin du premier Revelations mais il me semble que comme dans tout Resident Evil qui se respecte, il se terminait par un joli cliffhanger annonçant que les méchants avaient réussi à obtenir une souche du virus T-Abyss. Ici on repart du virus Uroboros pour finir le virus T-Phobos (qui se déclenche en cas de peur extrême).

Le dernier épisode… Si une fois que l’on connait bien le jeu, il est facile de rusher chaque chapitre pour le terminer le plus rapidement possible, la première partie prend quand même pas mal de temps (j’ai mis plus de 6h à terminer le jeu en facile, et encore j’ai recommencé certains niveau). Sauf que pour le dernier épisode… le scénario de Claire se termine en 15 minutes… et encore c’est 15 minutes en prenant tout son temps… C’est clairement inacceptable de bâclé de cette manière un épisode. Jusqu’ici même si les chapitres de Claire me paraissaient plus simples et légèrement plus court, je ne trouvais pas ça choquant mais là c’est clairement de l’abus.

Pour conclure : Je suis agréablement surpris par Revelations 2. Pour 25€, on a un jeu qui propose une bonne durée de vie avec une ambiance digne des premiers épisodes. Bon le scénario peine à convaincre sur la longueur, et la réalisation laisse à désirer mais  j’espère sincèrement que cet épisode aura des répercutions sur la Timeline principale, et qu’il ne restera pas un spin off pour faire patienter les fans. A mettre dans toutes les mains des fans de la série et dans celles de tous les amateurs de tire aux zombies. Par contre, à 50€ en version boite, c’est clairement à éviter.