La lumière du néon scintillait au rythme du crépitement électrique qui rythmait la scène désormais vide. Là, les divers débris qui jonchaient le sol témoignaient de la rudesse des combats qui eurent lieu.. 

« Humm… Mr Bâtard, ça va ?

-Oui. Ça va… mieux à vrai dire…

Vous êtes sur ? Je devrais peut être aller à la voiture et…

Il suffit ! Je m’en vais causer deux mots au tenancier de ce lieu, que cette action ne soit pas un coup de pelle, enfin d’épée dans l’eau. »

Un homme, vraisemblablement le maitre de ces lieux, se leva péniblement de derrière son comptoir. Sa main semblait poisseuse, en témoigne l’humidité qu’elle laissait apparaître sur le bois ciré du bar. Sa coiffure éparpillée et son air hagard ajoutés à sa chemise devenue transparente de sueur étaient les parfaits indicateurs de ce qui l’avait secoué : La peur.

« Je… euh… enfin… Mr… Mr Bâtard… Croyez moi j’en suis désolé… je… vraiment je ne savais pas… c’est une malencontreuse erreur et je…

– Ferais en sorte que c’était la dernière, oui, je sais.

– Oui.. pardon… »

Johnny arriva alors et rempli un verre qu’il fit glisser jusqu’à votre serviteur, et l’encouragea d’un bref mouvement de tête à le boire.

« – Merci Johnny, combien ?

-15 ans Monsieur ! » 

Alors que le mélange de tourbe et d’orge glissait le long de la gorge de notre héros, lui redonnant force et vaillance, son interlocuteur lui dit d’une voit tremblante :

 » Ce décharnement de puissance… quelle force, quelle vigueur, le chaos de ces lieux ne peut valoir la beauté de vos combats… Mais ou avez vous appris à manier la pelle ?

– Dynasty Warriors, mais depuis peu je me fait la main sur un autre Mûso, un spin-off de Zelda, même si il n’y a pas de pelle..

Un Mûso ? comme celui à la vinaigrette ? »

L’homme sentit la peur l’envahir lorsque son interlocuteur releva les yeux doucement vers lui… Puis il dit d’une voix ferme et douce :

« Warriors, Hyrule Warriors »

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Bonjour, Bonsoir, Bienvenue à tous ! Aujourd’hui, on test Hyrule Warriors !

De la foudre, du feu, un dragon, un chevalier vert et une princesse ninja, pas de doute, c'est hyrule warriors

De la foudre, du feu, un dragon, un chevalier vert et une princesse ninja, pas de doute, c’est hyrule warriors

Avant d’aller plus loin, il faut savoir que ce jeu est un spin-off. Pas véritablement un Zelda, il s’agit d’un Mûso, autrement dit un BTA (ndlr : Beat Them All) de masse, le plus souvent associé à la série des Dynasty Warriors, et déjà décliné en Pirate Warriors, Gundam Warriors, Poney Warriors etc… Le principe de ces jeux est simple. Il faut combattre le maximum d’ennemi, dans un temps imparti, sur une carte à événements, en respectant des conditions, mais nous y reviendront plus bas.

Concernant le jeu en lui même, il s’agit donc d’un spin-off à la série tout entière. Le mal revient sur le royaume d’Hyrule, mais, fan-service oblige (et il faut reconnaître qu’il s’agit d’un très bon fan service) le jeu nous fera « voyager » à travers l’ensemble des jeux de la série, et particulièrement, concernant les champs de bataille, à travers « Ocarina of Time », « Twilight Princess » et « Skyward Sword ».

Le reste de la série n’en sera pas moins oublié, puisque même si les 3 épisodes précédemment cités seront explicitement utilisés dans le mode scénario, on trouvera moult références aux autres épisodes, qu’il s’agisse de « Majora’s Mask »  ou de « The Legend Of Zelda » (l’original sur NES).

Ces références, subtiles (l’attaque avec la lune de Majora, ou le mode aventure avec la carte du tout premier Zelda) seront pour certains d’avantage exploités via les DLC. Mais qu’on se le dise, si ceux-ci ne sont pas obligatoire pour profiter du titre, il faut reconnaître que l’on en a pour notre argent, et notre bonheur vu le contenu qu’ils proposent (ndlr : sauf qu’ils ne proposent pas Skull Kid). Si on considère en plus que le jeu se trouve à petit prix (moins de 40 euros) et qu’il existe un season pass qui regroupe l’ensemble des DLC bourrés de contenus et de fan service (moins de 20 15 euros pour des cartes du mode aventure, des scénarios, des armes, perses et costumes), on obtient alors, pour un budget « normal » un jeu à la durée de vie monstrueuse. Oui , gigantesque, gargantuesque, bref, énorme.

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« C’est de nous que tu parles ? »

Vous réservant l’histoire du jeu, sachez juste que l’ensemble des personnages connus, bon comme mauvais son jouables, et tous on un style particulier et dévoilent de nouvelles compétences au fur et à mesure. Rentrons maintenant dans le vif du sujet : le jeu en lui même.

« IF HYRULE THE WORLD »

Rapidement, concernant le déroulement du jeu, les combats se déroulent en batailles. Ainsi chaque bataille se compose d’un récapitulatif des conditions de victoire et de défaite, d’une identification des ennemis et alliés sur la carte, des zones à défendre ou prendre, avant de rentrer dans le vif du sujet : la baston.

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Menu des combats

Car c’est bien la l’essentiel du titre, oui, c’est Hyrule Warrios, pas Sim Hyrule, ou Theme Hyrule ! On parle de guerriers ! Et la, le titre d’Omega Force est un véritable concentré de défoulement et de déchaînement de coups d’armes blanches, contondantes, explosives, de pelles et de sorts magiques.

Le jeu se veut simple dans son accès. Une fois le personnage choisi (ou imposé, selon que l’on suive le scénario ou que l’on joue en mode libre), son arme sélectionnée et les compétences débloquées ; l’on assiste à une véritable moisson d’ennemis. Le gameplay est un copié collé des Dynasty Warriors, avec des subtilités et spécificité liés à ce titre. Un bouton pour les attaques légères, un pour les fortes/spéciales, un pour les esquives et un pour les coups fatals. Voilà, pour ce qui est des fonctions principales, auxquelles s’ajoutent évidement ciblage, garde, objets et pouvoirs magiques.

Mais, et là est la subtilité du titre, alors que l’on commencera le jeu simplement en martelant les touches d’attaques sans trop percevoir l’intérêt d’une plutôt qu’une autre, les compétences de nos personnages évolueront et la plage de coups aussi. Comment la plage évolue avec seulement deux boutons ? Tout simplement en variant les appuis. Ainsi si au début il n’est pas possible d’enchaîner deux coups en pressant deux fois une touche, très rapidement, l’évolution des personnages permettra d’enchaîner 3, 4, 5 puis 6 coups, en respectant un schéma simple a retenir mais efficace : un certains nombres de pressions sur la touche d’attaque légère, suivi d’une ou deux pressions sur l’attaque lourde. Notre héros disposera ainsi, au gré des combats, de combos de plus en plus puissants, qui pourront être utilisés au grès des champs de bataille. A cela s’ajouteront des variantes suivant les armes, des jauges de « fatal » qui pourront s’agrandir (en capacité d’exécution) des jauges de « magie » et l’utilisation d’objets.

Bref le système de jeu est a la fois simple d’accès et complet dans sa richesse, et il faudrait plusieurs paragraphes pour en expliquer les caractéristiques tant elles sont nombreuses. Sachez juste qu’a aucun moment l’on peut être perdu et que les compétences se maîtrisent et s’acquièrent facilement, donnant un véritable coté défouloir au titre, ou l’impression de puissance submerge vite le joueur.

Les compétences quant à elle, s’obtiendront au fil de vos victoires, en changeant de niveau (système d’XP) suivant le nombre d’ennemis vaincus et votre façon de combattre, en ramassant des objets à combiner pour débloquer de nouvelles aptitudes (objets laissés par les ennemis, certains plus rare que d’autre) et en dépensant vos rubis durement acquis. Mais la encore, celles-ci se débloqueront relativement vite, augmentant votre puissance proportionnellement aux niveaux, qui finalement ne présenteront pas de grandes difficultés.

B_Attack_Badge

Exemple d’un écran d’amélioration du personnage, débloquer une compétences nécessite matériaux et rubis

Sachez cependant que cette impression de puissance n’est pas synonyme de matraquage décérébré. La ou un DW (pour Dynasty Warriors) joue sur un système « pierre/ciseau/feuille » (NON LE PUITS N’EXISTE PAS ! ndlr : parce qu’une feuille qui bouche un puits, ça n’a strictement aucun sens !), HW (pour Hyrule Warrios hein, non mais suivez quoi !) jouera sur un système de stratégie. Autant les sous fifres ne mériteront rien de plus que des coups dans le tas pour les envoyer ad patres , autant les capitaines demanderont des esquives, blocages, et réflexes afin de porter le bon coup au bon moment, autant les boss demanderont de recourir a des objets particuliers (boomerang, bombes, grappin…) pour en venir à bout.

Et la « stratégie » ne se limite pas au combats, puisque ceux-ci, à l’instar de DW sont ponctués d’événements ou mini quêtes qui nécessiteront de laisser en vie quelques ennemies pour aller en bretter d’autres, ou aider un camarade.

C’est à ce moment la que le jeu montrera malheureusement certaines limites : Les cheminements sont souvent les mêmes, les boss (types boss de donjons de la série) reviennent sur l’ensemble des maps, nos alliés ont souvent besoin d’aide a cause d’une IA du même niveau que celle de l’ennemi, et il n’est donc pas rare d’avoir, alors que l’on essaye de prendre possession d’une place forte, à sillonner la carte en long et en large juste pour porter secours ou effectuer une action, sans quoi la défaite pourrait être prononcée (perte d’une base ou allié vaincu par exemple). Cependant, le reste du jeu est tellement maîtrisé que l’on en vient à pardonner ces petits défauts tant le plaisir, coupable, de massacrer des hordes de gobelins, stalfos et autres lizardos est grand. Là encore, ce présent test ne pourrait et saurait être exhaustif

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Chaque personnage clés des principales séries est représenté et jouables…

Enfin, alors que la capacité de niveau max de vos personnages augmente au fur et à mesure des mises à jours (et donc des DLC, ceux-ci ajoutant a chaque fois des cartes  de batailles, scénarios d’aventures etc..) le joueur pourra s’essayer à un autre pan du jeu : le mode aventure.

Ici sur une carte au style 16 bits reprenant les cartes de chaque épisode, le joueur devra réaliser des batailles avec des conditions aussi  variés que spécifiques. Aux limites de temps ou d’ennemis à combattre, s’ajouteront des QCM (où il faut non pas cocher mais combattre la bonne réponse) ou des contraintes (ne pas utiliser telle action ou subir de dégâts etc.) qui rendront les épreuves, plus courtes que les batailles du scénario, d’avantage difficiles et techniques, mais sauront aussi récompenser les meilleurs, en débloquant de nouvelles armes ou personnages .

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c’est beau une map en hd

Là aussi, je ne saurais m’attarder, le jeu étant véritablement riche et variant tellement les situations que la lassitude ne prend pas, et seuls les aspects de défis prennent le dessus.

Bref, la meilleur façon d’apprécier le jeu, est d’y jouer. HW révèle tout son potentiel au  bout de quelques batailles, et l’ensemble d’éléments a débloquer (illustrations, costumes, etc..) au grès des batailles ou de la recherche de Skultullas cachés dans les niveaux entre deux coups de pelle... euh d’épée sauront tenir en haleine les plus acharnés d’entre vous sans frustrer les joueurs occasionnels .

Hyrule_Warriors_Screen

Le screen ne rend pas en honneur, mais c’est plus beau en vrai !

Autre petit point bonus : Le jeu est compatible amiibo. En présentant jusqu’à 5 figurines différentes par jour, l’on débloquera des armes, rubis et matériaux qui permettront de faire évoluer vos personnages plus rapidement . A noter que les amiibo de personnages jouables (Link, Zelda, Sheik) offrent des bonus de meilleurs qualités. Bref un petit plus sympa, qui sert de coup de boost, mais bien que la limite de 5 figurines par jour puissent être compréhensible pour ne pas  favoriser les joueurs le plus fortunés, elle reste frustrante lorsque l’on en possède plus, et donc que l’on a dépensé une jolie somme dans une grande partie, voire toute la collection.

Enfin, bien que je n’ai pas abordé le sujet, le jeu se révèle beau, très fluide en solo (malheureusement le mode 2 joueurs dont un sur Gamepad bride la vitesse du jeu) et très agréable. Les 60 FPS constants et la HD donnent vie aux paysages hyliens, même si, style de jeu oblige, les détails ne foisonnent pas (en même temps, il faut afficher plusieurs centaines d’ennemis qui ont le QI d’un jeune chien).

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Hyrule Warriors est une véritable pépite, qui s’apprécie comme un bon whisky . Un peu rudimentaire à première vue bien qu’a la robe soignée, ce n’est qu’une fois en bouche qu’il libère ses arômes et sa technicité. A consommer (le jeu) sans modération.

Beau
Jouissif
Riche
Framerate à deux
Peut paraître répétitif pour certains
ndlr : l’absence de multi en ligne

Pour qui ? :  Les fans de Mûso, les fans de Zelda, les possesseurs de Wii U.

Pour quoi ? : Pour se défouler

Ma note: [usr 4.5]
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Alors que notre héros remettait en place sa cravate, le maitre des lieux, encore tremblant se mit à parler sur un ton hésitant.

 » Pfff, va falloir que je range tout ça… qu’est ce qui m’est passé par la tête…

– La bêtise mon ami, voila ce qui s’est passé, votre avarice n’a eu d’égale que votre bêtise, pensiez vous vraiment que je ne ferais pas la différence ? Bon je reconnais que mon emportement était quelque peu… hmm… extrême… ou plutôt légèrement excessif certes.

 C’est à dire que mon commerce n’a pas résister à vos coups de pelle ! Mon billard, mon jukebox, les tables, tout est détruit !

Oui bah ça vous servira de leçon hein, non mais oh, qui est le responsable ici ? Hein ? Voila…

Oui… pardon encore… cela ne se reproduira plus.

– Je n’en doute pas »

Et alors que notre héros et son serviteur s’éloignaient et entraient dans la limousine, Johnny se risqua à demander à son maitre qu’elle fut la cause de sa rage..

« Les trophées et autre succès Johnny, il s’est vanté d’avoir platiné Destiny…

Ah… et ou allons nous maintenant ?

Au manoir, je pense avoir un coup de gueule à passer »

Johnny dirigea alors ses yeux vers le compteur puis mis le contact. Un petit rictus se devinait sur sa bouche, il était fier de son maitre.