/ Bon à savoir : Demon’s Souls et Dark Souls ont pris énormément de place dans mon expérience de joueur (surtout Demon’s Souls que je me suis amusé à faire à 100% deux fois). Des heures et des heures de souffrance… L’année dernière sortait Dark Souls II, troisième volet de la série « Souls » de From Software, célèbre pour sa difficulté élevée et son niveau d’exigence envers le joueur. Un jeu sur lequel j’ai passé de longue heure et sur lequel je me suis même amusée à faire un petit guide vidéo. Cependant si les deux premiers jeux étaient vraiment exigeants, Dark Souls II l’était un peu moins… Le premier cycle était très (peut être même trop) abordable et en contre partie le New Game + devenait un véritable challenge… Une série de trois DLC a suivie la sortie du jeu, afin d’approfondir un peu le background assez flou de Drangleic et de proposer un réel challenge (le niveau de difficulté étant nettement au dessus du reste du jeu). Ce n’est donc pas une réelle surprise de voir débarquer Scholar of the First Sin sur PS4 (XBOX ONE et PC) réédition incluant les 3 DLC ainsi que quelques nouveautés parfois sympathiques, parfois beaucoup moins. /

Bon à savoir : Mes débuts sur Scholar of the First Sin ont été assez chaotiques. Le jeu m’a totalement pris à contre pied et je me suis cassé les dents dessus plus d’une fois. Ce n’est clairement pas un portage mais « presque » un nouveau jeu à part entière… presque parce que passé les dix premières heures, l’expérience globale (dans la série « Souls ») reprends le dessus et même s’y le jeu m’a parfois pris par surprise par la suite, l’aventure c’est plutôt bien déroulée… Mais une question me travaille réellement. Dark Souls 2 est le plus accessible des jeux From Software (et non, Bloodborne n’est pas accessible) Scholar of the First Sin revient sur cette accessibilité et rejoint Dark Souls premier du nom dans son anarchie de début d’aventure. Du coup, je me demande si le jeu n’a pas plus été pensé pour déstabiliser les joueurs qui avaient déjà fait le jeu que pour amener de la difficulté (parfois absurde) pour les nouveaux joueurs.

Dark Souls II : Welcome to Drangleic !

Dark Souls II vous plonge dans le royaume Drangleic. Un nouvel univers beaucoup plus vaste avec des environnements vraiment variés et parfois très impressionnants, regorgeant de détails et d’éléments vraiment magnifiques. Une fois encore le niveau artistique est des plus surprenants et il en envoie plein les mirettes. Du coté de l’histoire, comme d’habitude il vous faudra la chercher par vous-même en parlant longuement avec chaque PNJ pour en apprendre d’avantage sur le scénario. Le background est extrêmement peu développé (encore moins que dans le premier Dark Souls). C’est vraiment dommage car sans ce travail de recherche, le jeu perd beaucoup de son charme et de son intérêt. Votre objectif ? Rencontrer Vendrick le souverain de Drangleic et faire ce qu’il faut pour vous débarrasser de cette malédiction qui vous colle à la peau (et accessoirement vous transforme en carcasse mangeuse d’hommes). On retrouvera quelques clins d’œils au premier épisode, et pour trouver un réel lien entre les deux mondes il vous faudra chercher encore une fois par vous-même (sur les Internets cette fois).

Petit bémol, le monde de Drangleic manque cruellement de liens entre ses différentes régions. Et une fois arrivé à la fin d’une zone, on se retrouve généralement dans l’obligation de faire demi-tour ; Majula étant le village central entre toutes ces zones (ce qui n’est pas sans rappeler le Nexus). Il souffre donc de la comparaison avec celui de Lordran qui était extrêmement cohérent. Les zones les plus dangereuses ne seront pas accessibles de suite. Contrairement à Dark Souls, vous serez invité à suivre un certain chemin et même si vous vous en écartez, le chemin d’a coté (s’il est accessible) sera peut-être plus difficile, mais pas insurmontable.

Dark Souls II : Soyons moins exigeant !

Nouveauté parmi les nouveautés, « facilitant » pas mal le jeu : la gestion des ennemis. Dans Dark Souls II, les ennemis ne réapparaissent plus indéfiniment. Une fois que vous aurez tué un ennemi entre dix et quinze fois (ça dépend des zones, des ennemis, de comment vous comptez), il ne réapparaîtra plus (l’inverse est aussi applicable, si vous échouez un certain nombre de fois, les ennemis commenceront à disparaître). Le coté positif, cela permet de « nettoyer » chaque zone avant chaque Boss, histoire de ne plus avoir à affronter les ennemis si vous veniez à échouer. Ça enlève également le stress de la perte de vos âmes. Bon c’est vrai également que du coup, le farm n’est plus illimité mais les ennemis sont assez généreux en termes d’âmes. Cependant, cela limite aussi le farm d’objets et c’est beaucoup plus dommageable.

Dark Souls II : Mélange de Gameplay !

Dark Souls II emprunte quelques mécanismes à Demon’s Souls… J’ai eu parfois l’impression de me retrouver devant un mélange des deux premiers épisodes, du coup l’évolution de gameplay se fait moins ressentir. Surtout que d’autres mécanismes appartenant à Dark Souls sont passés à la trappe.

Premier « retour en arrière », il n’est plus possible d’utiliser ses âmes aux différents feux pour augmenter son niveau. Vous devrez obligatoirement revenir à Majula pour parler à la Messagère d’émeraude. Un mécanisme emprunté de Demon’s Souls. Mais particularité intéressante, quelque soit l’aptitude que vous souhaiterez augmenter, vous gagnerez quelques points de vie supplémentaires. Un plus, qui est forcement le bienvenu. Autre point intéressant, vous aurez la possibilité via un objet, de faire un « RESET » de vos points d’expérience et de les réattribuer. Ça peut paraître inutile mais au contraire, ça permet à tout moment de réadapter son avatar, à une situation, à une arme ou une magie que l’on veut utiliser.

Autre élément important, votre barre de vie sera réduite de moitié lorsque vous serez en carcasse. Cependant, la perte ne sera pas immédiate. Vous perdrez 5% de votre barre de vie totale à chaque fois que vous passerez l’arme à gauche, jusqu’à en perdre 50%. Heureusement, un anneau vous permettra de diminuer cette perte (vu dans Demon’s Souls) et de ramener votre barre de vie à 75 %. En parlant d’anneaux, on peut maintenant en porter 4… ENFIN ! Ces derniers cependant sont maintenant pris en compte dans le poids de l’équipement. Le système d’humanité lui disparaît et est remplacé par des objets (comme dans Demon’s Souls).

La gestion du poids de l’équipement à de nouveau été revue. On devra cette fois maintenir le rapport entre le poids de son équipement et le poids maximum à 70% (contre 50% dans Dark Souls). C’est principalement pour une raison (je pense) ; la dissociation de votre Endurance et de votre Vigueur (capacité qui détermine votre charge maximale). Votre équipement, parlons-en. Les armes ont une durabilité revue à la baisse, et casseront bien plus facilement qu’auparavant. Une visite au feu vous permettra de « recharger » votre durabilité mais si votre arme casse, alors il vous faudra la faire réparer par un forgeron. Les anneaux peuvent aussi être détruits.

Dark Souls II : Il n’y à pas que du bon !

Le déroulement du jeu ma déçu. Beaucoup trop d’éléments sont facultatifs. Du coup on fini par ce demander pourquoi on fait tout ça. Même votre quête principale, c’est-à-dire trouver quatre grandes âmes pour aller voir le roi est illusoire et presque facultative… (enfin elle l’était jusqu’à une mise à jour du jeu, avant celle si vous pouviez directement vous rendre au château de Vendrick dès que votre compteur d’âmes avait dépassé le million), ça n’a plus rien à voir avec le premier Dark Souls où même si le scénario était en retrait, il y avait quand même un background pour permettre de donner une certaine cohérence à l’histoire… ici rien ne justifie vraiment vos actions, à tel point qu’un tiers des Boss du jeu, sont des Boss facultatifs.

Les Boss parlons-en car ils sont pour moi sont le gros point noir du jeu. Parfois énorme et ultra simple, parfois complètement abusé. Parfois deux, parfois trois, parfois avec des mobs… parfois déjà vu un peu plus tôt dans le jeu… Ils manquent (pour la plus part) de charisme. Ils ne m’ont clairement pas marqué et certains sont vraiment immondes. Bien évidement, la palme du Boss le plus pourri revient au dernier Boss… Autant, Allant et Gwen, avaient un charisme certain et proposaient un vrai combat, un vrai face à face, un truc épique quoi. Autant là, on a droit à un truc moche, sans charisme, qui peut facilement entrer dans mon top 10 des Boss de fin de jeu les plus pourris.

Scholar of the First Sin : Qu’est ce qui change ?

Première chose qui frappe lorsque l’on commence une nouvelle partie c’est le passage en 1080p et 60 FPS. Le jeu gagne en fluidité et en netteté ce qui est vraiment très appréciable. On voit clairement la différence (surtout si comme moi, on passé des centaines d’heures sur le jeu d’origine).

Ensuite, la narration fait apparaître un nouveau « PNJ » en la personne d’Aldia et donc quelques que lignes de dialogues supplémentaires. Nous avons aussi droit à une fin alternative suite aux DLC et on se retrouvera donc comme pour Demon’s Souls et Dark Souls à devoir choisir entre la lumière et les ténèbres.

Si je vous parlais de « nouveau » jeu c’est surtout parce que le placement des ennemis, des objets, des PNJ a été quelque peu modifié. C’est pour cette raison que j’ai l’impression que le jeu est plus pensé pour les anciens joueurs que les nouveaux. Ce changement déstabilisera forcement ceux qui comme moi connaissaient le jeu par cœur. Ça permet de retrouver ce petit stress à chaque fois que l’on explore une zone. Si la difficulté du début de jeu a été nettement revue à la hausse, elle retrouve très rapidement un niveau plutôt moyen puisque vous aurez la possibilité d’invoquer beaucoup plus de PNJ qu’auparavant. Au final, le jeu n’est pas plus difficile, seulement moins bien équilibré au début. Ensuite la multiplication des ennemis vous fera gagner beaucoup plus d’expérience du coup vous grimperez plus vite en niveaux. Et encore une fois, si les zones de début d’aventure se sont vues attribuer de nouveaux et puissants ennemis, certaines ont vu leur nombre diminué drastiquement au point de les rendre beaucoup plus faciles. Au final, le jeu est très exigeant au début puis vous laissera tranquille passez les 5 ou 10 premières heures de jeu. J’avais vraiment l’impression que l’équilibre avait été rompu mais au final il faut juste réapprendre à se méfier. Un vrai problème subsiste, la durabilité de l’équipement. Il semblerait que le 60FPS diminue la durabilité des armes (déjà revue à la baisse depuis Dark Souls) et la multiplication des ennemis n’arrange pas le problème. L’anneau qui augmente la durabilité des équipements est donc quasiment indispensable :/

Du coté des DLC… comment dire… une putain de PURGE ! Et pourtant rien n’a changé… ce sont exactement les mêmes entre les deux versions. On y croise beaucoup de nouveaux ennemis très très puissants, on se fait envahir dans tous les sens, les Boss font des dégâts de psychopathe et on une défense de malade. Du coup, c’est juste dingue le gap de difficulté entre le reste du jeu et ces trois zones. C’est simple, je n’en ai fini aucun. En NG+ avec un perso SL 240 je pensais pouvoir gérer mais rien du tout. Je me suis fais poutrer ma race des dizaines de fois… Du coup j’ai juste récupérer les objets indispensable au trophée platine et je me suis barré… et me suis fait couiller par la même occasion >< !

Pour conclure : J’ai beaucoup crié après Dark Souls II l’année dernière, j’ai beaucoup crié après Scholar of the First Sin ces dernière semaines. Mais au final, le jeu ne demande qu’à être apprivoisé (puis réapprivoisé). La durée de vie est colossale. Que ce soit pour la quête du platine ou simplement pour tester un nouveau Build, Dark Souls II : Scholar of the First Sin vous tiendra devant votre écran pendant plus d’une centaine d’heures. L’exigence est au rendez-vous-même si elle peine à se maintenir tout au long de l’aventure (sauf bien évidement pour les DLC ou elle sera omniprésente).