Bon à savoir : Le presque « lynchage » que c’est pris Need For Speed par la presse vidéo-ludique a faillit me faire renoncer à accorder une dernière chance à cette série. Cependant aux vues de la disparité des notes attribuées par les divers sites spécialisés, j’ai tout de même décidé de sauter le pas… Après l’immense déception qu’a été NFS Rivals, je dois vous avouer que je n’étais pas vraiment rassuré. NFS vous (re)plonge dans la peau d’un pilote de rodéo arrivant dans la petite bourgade de Ventura Bay pour s’y faire un nom. Jusqu’ici rien de bien nouveau sous le soleil (ou plutôt sous la lune puisqu’il fait nuit). Vous vous ferez rapidement une petite bande potes et vous irez faire crisser vos pneus dans les rues de la ville. Voilà le programme. Au revoir l’opposition pilote / flic nous voici de retour dans le monde des courses de rues. /

Avant de commencer : Il me parait loin de le temps de Need For Speed Underground 2… son monde ouvert, cette ville plongée dans la nuit ne demandant qu’à être explorée, ses courses de Drifts et de Drags, ses bolides customisés jusqu’aux vitres… Si depuis on à eu droit à des titres géniaux comme Most Wanted (le premier) ou encore Hot Pursuit (ainsi que Carbon mais dans une moindre mesure)… Il faut avouer que le série n’a pas toujours brillé… entre un Shift qui c’est frotté au monde de la simulation, un Undercover assez catastrophique, un Most Wanted pas très convainquant et un Rivals au ras des pâquerettes… Need For Speed était entrain de se chercher sans jamais se retrouver (Ah oui, il y a eu The Run aussi… c’est vrai je l’avais oublié…). EA a une nouvelle fois confié les commandes aux petits gars du studio Ghost (les mêmes qui ont pondu cette aberration appelée Rivals) pour ce nouveau Need For Speed qui revient après deux ans d’absence. Si je vous ai parlé d’Underground 2 ce n’est pas pour rien car Need For Speed (2015) s’en inspire beaucoup. C’est bien ? C’est nul ? Réponse dans les lignes qui vont suivre.

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Need For Speed, j’aime !

Le retour des rodéos clandestins nocturnes. Ça fait longtemps que j’attendais ça et je dois dire que je suis servi. Plusieurs types d’épreuves sont disponibles, si on retrouve les classiques épreuves de courses, de sprints ou encore de contre la montre, le jeu fait la part belle aux épreuves de drifts puisque qu’elles se présentent sous plusieurs variantes. Il y aura donc du drift classique où il vous faudra marquer le plus de points possible, mais aussi des courses de drift ou en plus de marquer des points, il vous faudra battre un chrono, ou un score précis en arrivant premier ou encore faire des points en tandem. Je suis un peu déçu de ne pas voir revenir les épreuves de drags (400 mètres départ arrêté) mais le jeu propose quand même une série d’épreuves assez variés pour ne pas s’ennuyer.

Le gameplay est accessible et il ne demandera pas plus d’une heure pour être dompté. Votre objectif est donc de faire grimper votre réputation qui s’oriente vers 5 styles différents Vitesse, Style, Crew, Customisation et Hors la Loi. Votre façon de conduire vous rapportera plus ou moins de points dans chacun de ces styles et fera grimper votre score. De plus, il vous sera possible de le faire varier (légèrement) selon votre façon de conduire. En gros vous avez le choix entre orienter votre conduite vers du drift (c’est-à-dire que vous privilégiez les dérapages dans les courbes) ou du grip (si vous préférez avoir une tenue de route irréprochable). Attention tout de même à ne pas trop pousser d’un coté ou de l’autre sous peine de rendre le pilotage plus complexe qu’autre chose.

La personnalisation est de nouveau au rendez-vous. De nombreuses options de customisation vous seront proposées au fur et à mesure que vous augmenterez votre réputation ou que vous gagnerez des épreuves. Si certaines ont été oubliées en chemin (comme les néons sous la voiture), on retrouvera les plus importantes. Vous pourrez aussi acheter de nombreuses pièces pour améliorer les performances de votre bolide, histoire de laisser vos adversaires loin derrière. Comme je vous le disais un peu plus haut, vous aurez également la possibilité de modifier votre pilotage via quelques réglages qui influenceront le drift ou le grip. Et si comme moi vous n’y connaissez absolument rien ce n’est pas grave… une option permet de faire un réglage global histoire de ne pas trop se prendre la tête.

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Need for Speed, j’aime moins !

Le monde ouvert. Ça peut paraître étrange mais il ne sert pas à grand-chose puisque l’on à la possibilité de se téléporter directement aux épreuves. Si au début, l’on prendra de temps de s’y rendre via le GPS, on fini vite par utiliser la fonction de téléportation. Le monde ouvert ne sert alors qu’a défier les autres joueurs se trouvant dans votre session , ou à chercher la police… oui CHERCHER la police parce qu’elle est bien cachée quand même.

La mise en scène est sympathique mais franchement c’est ultra sur-joué. Le scénario a le mérite d’existé et on ne vous lance pas comme ça dans Ventura Bay. Chacun de vos compagnon à une spécialité et vous mettra ensuite en relation avec les grands de ce monde (et des dites spécialités). Nous avons donc droit à des cinématiques sur-jouées par de vrais acteurs et à des dialogues aux ras des pâquerettes qui semblent avoir été écrits par des collégiens (Hashtag trop cool mec ! Peace !). Ce sont donc vos copains qui vous débloqueront les épreuves nécessaires à votre progression via votre téléphone portable. J’ai pu lire une ou deux fois que ces messages devenaient très vite saoulant mais pour ma part je ne les trouve pas plus envahissant que ça. Il suffit d’appuyer sur L1 et d’écouter (ou non) le message… le téléphone ne sonne pas non plus toutes les 10 secondes, ça na rien d’envahissant.

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Need for Speed, je n’aime pas !

L’IA est catastrophique. Non seulement on se retrouve avec des adversaires qui conduisent sur des rails et qui ne modifieront pas d’un millimètre leur trajectoire quand bien même vous vous y trouveriez ; mais en plus, ils ont une fâcheuse tendance à vous mettre de grosses accélérations et à vous mettre 30 ou 40 mètres sans pression (même après s’être pris un mur ou une voiture). Le jeu devient alors assez frustrant puisque l’on aura beau faire des courses parfaites, il est quasiment impossible de semer complètement ses opposants mais en plus ils vous percuteront sans cesses vous faisant perdre vitesse (ou points si vous faites du drift). Si ça ne se ressent pas trop dans les courses de difficulté inférieure, dès que l’on atteint les courses difficiles ça devient casse bonbons (rien à voir avec le héros des razmokets). En Sprint, impossible de vous débarrassé de vos concurrents, quand bien même vous auriez une accélération de malade, la moindre courbe vous fait perdre de la vitesse et l’IA en profite pour vous laissez loin derrière.

Le contenu est assez pauvre. Premièrement le jeu ne compte AUCUNE Audi. Je suis complètement outré. Ensuite si l’on dénombre une vingtaine de fabricants pour une cinquantaine de bolides, certains des modèles se répètent (on a par exemple 4 Porshe 911) et c’est bien dommage.

La connexion permanente obligatoire. Je n’ai pas eu de problème mais je trouve ça tellement absurde. J’espère ne pas rencontrer les mêmes problèmes qu’avec Rivals.

Pour conclure : Need for Speed réussi à me distraire et à me faire faire des pauses entre deux grosses sessions de Destiny. Il est loin d’être parfait et n’atteint pas encore le niveau d’Underground 2 mais il est déjà beaucoup plus fun que Rivals. Le contrat est donc rempli, NFS répond à mon attente. Je m’amuse bien, même si des fois, le jeu devient ultra frustrant. Un bon point pour les petits gars de chez Ghost en espérant qu’EA ne reboot pas la série une énième fois et reste un petit moment dans le monde des rodéos clandestins façon Fast and Furious.