Le désert s’étalait à perte de vue, tellement que l’on dissociait mal l’horizon qui séparait le sol du ciel orangé.
Hormis quelques cailloux, ici et la, un ou deux cactus, rien ne semblait témoigner d’une quelconque forme de vie. rien, si ce n’est un bruit métallique, résonnant.

«Argh…. c’est profond…. dois je creuser davantage ?»

Une silhouette masculine se dessinait alors, projetée sur le sol et noyée dans un trou béant, derrière, une autre ombre apparue, grande et bien constitué, un verre à la main dont le reflet sur le sol orange ressemblait a une étincelle

«Non.. ça ira, tu peux les jeter.
Les deux ?
Oui Johnny, après ça, ils ne nous serviront plus à rien..»

 L’homme au verre eu un léger rire étouffé, il porta alors à sa bouche sa précieuse mixture tandis que Johnny jeta les corps dans le trou

«On met une pierre tombale dessus ? Ici repose ou…
TATATA TATA, laisses juste dépasser ces bottes et ce fouet, quelques coquins SM pourront croire qui s’agit d’une séance qui à foiré..
Mais, Mr Bâtard, le respect des morts, toussa ..?
Ils n’avaient qu’a se respecter eux mêmes ! Tiens, pose juste à coté des effets ces deux cartouches»

Johnny recouvra le trou à la va-vite, puis enfonça dans le sol deux cartouches.. Et alors que les ombres disparaissaient petit à petit, noyées dans la lumière, celle-ci laissait apparaître les cartouches. Sur celles ci étaient écrits «Metroid» et «Castlevania».

AYE AYE AYE LUCHADOR ! AYE ! QUE CALOR !

Il est en effet bon de préciser que même si le nom de Guacamelee! se rapproche de celui d’une sauce à tortillas qu’on jetterait sur une équipe de rugbymen durant leur pause biscotte, le jeu est aussi complet qu’une fajita « old el paso », et renvois rapidement les initiateurs du genre, «Metroid» et «Castlevania» dans les cordes du ring de la Lucha libre. Guacamelee! est un metroidvania auquel on aurait greffé un bon beat them all 2D. Le résultat donne un plat aussi savoureux qu’explosif, qui sent bon la tequila boom, servi par une histoire aussi banale (une fille à sauver) que le contexte est original (le Mexique et la fête des morts).

Le joueur incarne ainsi Juan, un cultivateur d’agave (une espèce de plante pouvant par exemple servir à produire la tequila) dont le quotidien se résume à un peu de musculation dans sa piaule et beaucoup de rien. Alors que notre héros en devenir se dirige vers le village le plus proche, Aye ! Caramba ! élue de son coeur, la fille d’el Presidente, se fait kidnapper par une espèce de squelette mariachi. C’est donc à notre brave cultivateur de partir la sauver. Malgré une histoire quasi banale, le jeu offre une direction artistique superbement cohérente, alliant un coté cartoonesque à la culture mexicaine et une maniabilité aux petits oignons (ou plutôt aux petits haricots rouges).

Au niveau du gameplay, le jeu offre ainsi une montée en puissance des compétences du personnage, et si au début l’on est capable de seulement quelques frappes agrémentées d’un saut, on se retrouve rapidement capable d’effectuer projections, coups spéciaux et d’obtenir de nouvelles aptitudes. On frappe avec une touche, coups spéciaux directionnels (ndlr qui déplacent le personnage en frappant) avec une autre, une touche de saut et surtout une touche pour l’esquive. Car l’esquive devient rapidement la technique la plus importante à maitriser, afin de se déplacer derrière les ennemis tels un crotale ou passer en sautant tel un cabri.

Cependant, ce coté BTA ne représente qu’un tiers du jeu.

L’autre tiers réside dans la plate forme, car si Guacamelee! apporte quelque chose en plus par rapport aux metroidvania, c’est bien en terme de plateforme ! Les développeurs ont fait preuve de trésors d’ingéniosité et de créativité pour amener des phases de plateformes ou vos réflexes seront soumis à rudes épreuves, rappelant même un certain «Super Meat Boy» tant la précision dont il faut faire preuve est diabolique (ou peut être à cause des scies circulaires). Guacamelee! nécessite donc, dans certaines phases, d’avoir autant de réflexes qu’un jaguar sous amphétamines.

Le gameplay établi, l’essence du jeu, est, à l’image d’un metroidvania, c’est à dire d’améliorer nos compétences afin, évidemment, de battre le margoulin qui nous a piqué notre promise, mais surtout, de revisiter les zones précédemment parcourues afin de les explorer à 100 %, d’obtenir les coffres cachés pour améliorer nos compétences et de finir les quelques quêtes ou défis , nos nouvelles capacités aidant.

A cet effet, une carte permet, en plus de se situer, d’afficher les coffres et zones visibles mais non accessibles, ceci afin de favoriser la recherche et l’exploration.

TOU A TOUE MON PADRE, PRÉPARES TOI A MOURIR !

On pourrait en effet penser qu’un parricide à eu lieu en regardant Guacamelee! de plus près. Nonobstant les clins d’œil variés à toute l’industrie vidéo-ludique et cinématographique, Le jeu emprunte le meilleur de ses pairs, l’exploration d’un Metroid, la richesse d’un Castlevania. Car malgré que le jeu soit relativement simple (même en mode difficile) et d’une durée de vie moyenne (comptez une bonne dizaine d’heure pour tout obtenir a 100%, finir tout les défis et quêtes, en difficile), il n’en reste pas moins fun, addictif, et surtout ne présente aucun temps mort, là ou les deux jeux suscités ont déjà péchés par le passé.

Offrant des univers variés, des personnages remarquables, des dialogues n’ayant rien à envier au film «Super Nacho» et une bande son vive et originale, Guacamelee! est un plaisir tant pour les yeux que pour les oreilles (IN-TEN-SOOOOOO). S’en dégage une oeuvre complète, véritable hommage aux monuments du genre.

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Les petits gars de DRINKBOX ont en effet réalisé un jeu équilibré, dans tous les aspects de son oeuvre, permettant à tout le monde, débutant comme confirmés de prendre du plaisir à jouer. Le jeu se vaut en plus d’être disponible sur la plupart des supports, offre une compatibilité cross-save PS3-VITA et possède également une version joliment nommée SUPER TURBO CHAMPIONSHIP EDITION (ah ah joli clin d’œil à Capcom), s’offrant le luxe de rajouter boss, défis, costumes, niveaux et compétences. En bref, la version ultime.

Direction Artistique
Gameplay
Humour
On aimerait que cela continu

Pour qui ? : 
Débutants ou confirmés, amateurs burritos et tequila, joueurs de metroidvania ou beat them all 2D.

Dans le même genre ? :
Les Metroid, Castlevania, Shadow Complex  ou Strider pour le style de jeu, la Légende de Manolo  ou Super Nacho (pour le cinéma) et certains niveaux de Pupeteer (jeux PS3) ou le personnage d’El Fuerte (Street Fighter 4) pour l’univers.

Ma note: [usr 5]
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Alors que le souffle du désert balayait la poussière; Johnny, qui chargeait la limousine se tourna vers son maitre :
«Et maintenant ou allons nous Mr Batard ?
Au magasin le plus proche, je m’en vais acquérir une PS TV et surtout, je n’ai plus de whisky..»
La voiture partit dans un nuage de fumée, laissant le soin aux vautours et chacals de finir les restes d’une certaine Samus Aran et d’un certain Simon Belmont.