/ Bon à savoir : J’ai découverte Dust : An Elysian Tail sur le XBOX Live Arcade il y a quelques années maintenant. Il faut dire qu’à l’époque ma XBOX 360 n’accueillait que les perles du XBOX Live. Les jeux en boite atterrissaient sur ma PS3 (la chasse aux trophées oblige). Du coup, quand je l’ai vu débarqué sur PS4, (via le PS+) je ne me suis pas fait prier pour repartir à Elysian vivre cette aventure épique que nous propose Dust. /

Avant de commencer : N’ayant plus de XBOX 360 je suis particulièrement content d’avoir pu remettre la main sur cette petite perle vidéo ludique qu’est Dust. Le contenu du PS+ c’est passablement dégradé ces derniers mois (enfin pour ma part) mais pour une fois, cela ne me dérangeait pas de me retrouver avec un jeu que j’avais déjà terminé. En route pour le monde enchanteur de Dust : An Elysian Tail !

Dust : An Elysian Tail, j’aime !

La direction artistique ! Le jeu est très inspiré d’un autre grand BTA en 2D, Muramasa : The Demon Blade (sorti sur Wii, puis sur PS VITA). On y retrouve un style graphique assez similaire ; très enchanteur et poétique ainsi que des mécanismes de jeu semblables. Dust propose univers magique, un scénario assez intrigant qui se démêlera progressivement aux cours des (quelques) heures de jeu… Après une courte introduction relatant le destin d’un guerrier mort au combat, vous incarnerez Dust, un bretteur devenu amnésique (bon pour le coup, j’avoue le coup de l’amnésie c’est un peu facile), et de ce fait, ne sachant pas qui il est et comment il s’est retrouvé dans cette clairière. Il va très vite faire la rencontre de Fidget, une espèce d’écureuil volant (une nimbat pour être précis) qui souhaite lui venir en aide (c’est une peu votre Navi). Il fait également la connaissance de l’épée d’Ahrah qu’il a entre les mains. Cette dernière, qui à le pouvoir de communiquer avec lui, semble savoir pas mal de choses sur le destin de notre héros. Vous voilà donc parti pour retrouver votre mémoire. J’en resterai pour le scénario, je vous gâcherais pas les surprises qu’il réserve !

Dust fait parti de ces jeux qui vous prouvent que le 2D à encore de beaux jours devant elle. Les décors sont variés et magnifiques, le jeu est fluide, lumineux et très coloré, les effets spéciaux en mettent plein la vue. Le chara-design est tout aussi charmant.  Le monde d’Elysian étant peuplé d’animaux, ce qui permet de renforcer cette impression, de magie et d’enchantement. Cependant, ce coté calme et paisible du peuple d’Elysian tranche avec le coté sombre et incertain du scénario et de Dust. L’histoire est tellement bien ficelée que l’on à du mal à s’arrêter. On veut constamment continuer à avancer pour connaitre la vérité.

Le gameplay est assez bien pensé et offre une bonne montée en puissance de notre héros. Seulement capable d’enchaîner quelques coups d’épée au début de l’aventure, Dust acquerra, tout au long de l’aventure, pas mal de nouveaux pouvoirs. Glissade, double saut etc. Car sur votre route, nombreux seront les monstres qui voudront votre peau. Mais même si vous avez perdu la mémoire, vous savez toujours manier une épée, et le truc cool c’est qu’en plus vous êtes plutôt doué pour ça ! Bien évidemment, découper vos adversaires vous fera gagner de l’expérience. Expérience qui vous permettra de gagner des niveaux et d‘augmenter par la même occasion votre force, votre défense, votre santé ou bien encore la force de votre amie Fidget. Parce que, Fidget n’est pas une simple petite agaçante bestiole volante, c’est aussi une alliée de premier choix. Vous pourrez donc combiner ses pouvoirs avec ceux de votre épée pour réaliser des attaques dévastatrices et réussir des combos de folies (les combos étant récompensés par un bonus d’XP).

A coté de ça vous aurez la possibilité de fabriqué divers accessoires et amures, grâce aux matériaux que vous trouvez ici et là en ouvrant des coffres ou en tailladant vos ennemis. Afin de vous faciliter la tache, vous pourrez vendre vos matériaux auprès des marchands afin qu’ils s’approvisionnent pour vous (donc pas besoin de farmer pour obtenir des matériaux). De plus, vous aurez également la possibilité de fabriqués vos accessoires via des plans, directement depuis le menu (évitant ainsi les allers / retours chez le forgeron).

Enfin, acquisition de nouvelle compétences oblige, on retrouve un petit coté metroidvania qui vous demandera de revenir sur vos pas, pour explorer complètement chaque zone, aider les villageois dans le besoin et découvrir tous les secret que cachent le monde d’Elysian.


Dust : An Elysian Tail, j’aime moins !

Si le gameplay est une vraie réussite, il présente quand même quelques limites et (pour moi) une grossière imperfection. La principale limite vient de l’absence d’évolution au niveau du maniement de l’épée. On gagne de nouveaux pouvoirs mais pas de nouveau coup. On se retrouve donc du début à la fin, avec le même petit enchaînement de 3 ou 4 coups. C’est vraiment dommage quand on sait que les combos ont une influence sur l’expérience que l’on gagne. Ensuite, le jeu ne permet pas de se régénérer sauf via des objets de soin. Pas d’auberge, pas de magie curative. Ce n’est pas handicapant, la difficulté (même en difficile) est très abordable mais c’est quand même assez déroutant.

Si ces deux premiers aspects un peu en dessous ne viennent pas gâcher l’expérience de jeu, l’esquive c’est un tout autre problème. En effet, utiliser l’esquive (déplacement rapide) va obliger votre personnage à changer la direction dans laquelle il frappe. Concrètement, si votre personnage regarde vers la droite de l’écran, après une roulade vers la droite, il regardera à gauche. Ça peut se justifier dans le sens ou après une esquive on se retrouve derrière l’adversaire et du coup on est directement prêt à attaquer mais dans la pratique c’est frustrant. Parce que si vous vous en servez non pas vous éloigner d’un ennemi mais vous en rapprocher, bah vous tournerez le dos à votre adversaire qui se fera un plaisir de vous frapper. C’est déroutant. Idem pour certaines phases de plate-forme.

Pour conclure : Je n’ai pas grand-chose à reprocher à Dust, si ce n’est ce problème de roulade / esquive. Une direction artistique magnifique, un bon gameplay et un scénario assez prenant en font un très bon BTA qui se fini un peut trop rapidement malheureusement (compter une quinzaine d’heures de jeu pour obtenir le sésame de platine). C’est souvent le cas avec ce genre de petite pépite vidéo ludique, on en veut toujours plus !